Carnet d'études

Comme son nom l'indique, Carnet d'études se veut le reflet de ma recherche créative tant en sculpture qu'en dessin. Il abritera surement aussi des poèmes, chansons, pensées du moment et bien sur, mes coup de cœur pour le travail d'autres artistes.

15 décembre 2006

Retour sur la courbe

Même si ces derniers temps je parle beaucoup de perspective et qu'elle a pris énormément de place dans mon travail, je n'en continue pas moins à étudier la courbe et le volume.

Après avoir retravaillé mes images issues de la corne d'abondance pour corriger certains traits ou donner un arrière plan au dessin, j'avais décidé de poursuivre avec l'oiseau.
Pas de chance, en le sortant de son emballage protecteur, j'ai constaté qu'une des fines pointes sur lesquelles il repose avait cassé. Ni une ni deux, de l'eau, de l'argile détrempée et voilà le morceau recollé. Maladroite que je suis, en installant la pièce pour la laisser sécher, voilà que je lui donne une secousse malheureuse qui fait céder une fissure datant du premier séchage et que je n'étais pas parvenue à résorber (pour cause de dilatation et rétraction de l'argile quand on la mouille et qu'elle sèche). Malgré les apparences, c'est plutôt une chance puisque ça va me permettre de faire disparaître définitivement cette fêlure. Eau, argile détrempée, séchage très lent sous plastique, retouches au couteau, ponçage et voilà l'oiseau prêt pour un nouveau polissage. Seulement voilà, si la petite pointe avait cassé au départ, c'est qu'elle est extrêmement fine. Sur ce coup là, j'ai vraiment travaillé aux limites des capacités de la terre. Et donc, en polissant la réparation de la fêlure, j'ai trop appuyé et fait céder à nouveau la pointe. Nouvelle réparation qui se passe bien mais ne pourra pas être finie à temps pour travailler à partir de l'oiseau en atelier.

Je me suis donc rabattue sur l'hippocampe même si je sais que sa complexité dépasse de loin mes capacité d'observation et de dessin. Et là, ce fût une bonne surprise. Je me suis posée tranquillement face à la sculpture, le crayon à la main, une feuille devant moi et j'ai commencé à tracer sans me démonter. Deux heures plus tard, j'étais rafraîchie, détendue et sur la feuille s'étendait une esquisse ressemblante. Reste à préciser un peu les courbes avant d'affirmer les traits pour de bon puis je pourrais m'atteler au travail d'interprétation et faire naître du nouveau.

Ça fait du bien de retrouver un peu de souplesse après m'être astreinte plusieurs semaines durant à la rigueur nécessaire à l'étude de la perspective.

Posté par Sylene à 09:43 - travail d'étude - Commentaires [0] - Permalien [#]

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