23 décembre 2007
Jamendo
Je suis contente!
Ça faisait un bail que je n'étais pas passée sur Jamendo et comme hier, j'avais envie de me rafraichir les oreilles, j'y suis retournée. Et ben, devinez quoi? Non seulement, le site a grandi, les albums se sont multipliés, mais les fonctions aussi. Entre autres, on peut maintenant mettre sur son blog ou site un player de son choix avec un album complet ou une playlist, on peut faire en sorte qu'une critique qu'on laisse sur un album ou un artiste soit publiée simultanément sur le blog qu'on tient ou encore télécharger un album qu'on a aimé directement via son navigateur.
Et tout ça, bien sur, c'est tout du libre dans un esprit qui m'a l'air réellement open source. Ça peut paraitre bête, mais ça m'a fait du bien aux oreilles, au cœur et à la tête.
18 décembre 2007
Froid!
Même en pleine heure de midi, le thermomètre atteint péniblement 0°C. Le ciel est bleu acier et le givre fleuri dans toutes les ombres.
A l'atelier, pas de chauffage. On travail avec le bonnet et les gants. Pas pratique pour les travaux délicats, par contre la manutention est accueillie avec le sourire et la pause-déjeuner au chaud dans le réfectoire est aussi attendue qu'un matin de Noël.
Je rêve d'un poêle à bois ronflant et crépitant.
16 décembre 2007
Table ronde
Voici la table basse que j'ai réalisée au cours de ma formation de menuisier. Elle est en pin maritime et en médium (c'est du panneau de fibres de bois).
Le plan et les méthodes de travail ont été fournis par l'AFPA, par contre, le décor en incrustations de pin, d'acajou et de hêtre est entièrement de moi.
Ben oui, comme je trouvais ce plateau particulièrement fadasse, je me suis dit que je ne pouvais pas le laisser comme ça. J'ai donc fait quelques recherches graphiques autour du cercle et de l'octogone jusqu'à trouver cette spirale. Je l'ai ensuite reportée sur le plateau de la table.
Me restait à trouver les bois pour lui donner corps et couleur. J'ai donc cherché dans les chutes où j'ai trouvé le rose tendre du bois de cœur du pin maritime, le brun-rouge de l'acajou et le gris rosé du hêtre. A mesure des besoins, j'ai débité ces chutes en plaquettes de deux à trois millimètres d'épaisseur puis en baguettes de cinq à onze millimètres de large (suivant l'endroit où elle devait être placée) à la scie à ruban.
Plus d'une fois, le formateur a viré au gris en me voyant faire, de crainte que j'y perde un doigts mais tout s'est très bien passé.
Ensuite, il me fallait raboter ces baguettes et les couper à la bonne longueur et avec l'angle nécessaire pour qu'elles s'adaptent parfaitement entre elles.
La scie sterling s'est avérée impeccable pour cet usage.
Une fois toutes les pièces de l'incrustation réalisées, j'ai creusé le plateau au ciseau suivant mon tracé, encollé, mis les baguettes en place, serre-jointé tout ça pour la nuit et le lendemain matin j'ai pu passer la ponceuse à bande et la ponceuse-calibreuse de façon à égaliser la surface.
Une bonne couche d'huile de lin par là-dessus pour la protection et voilà.
Mine de rien, il y a probablement autant d'heures de travail dans l'incrustation seule que dans tout le reste de la table.
09 décembre 2007
La chanson du dimanche
Connaissez-vous la chanson du dimanche?
Je viens tout juste de les découvrir via le blog carnets de nuit et c'est une vrai perle!
Deux gars bourrés d'humour et de bonne humeur nous pondent chaque semaine une nouvelle chanson inspirée de l'actualité du moment.
C'est insolent, drolatique, frais, gentiment critique, souvent second degré, bref, c'est du bonheur en barre.
Depuis le temps que les comiques officiels et reconnus ne font plus leur travail de poil à gratter en oubliant de pointer les dysfonctionnements de la société, l'émergence de deux gars (plus leur comparse derrière la caméra) comme ça fait un bien fou.
Bnflowers
Il m'est arrivé à plusieurs reprises de présenter ici des musiciens découverts sur Bnflowers et dont la musique m'avait enthousiasmée. Il faut dire que le concept était sympa : les musiciens présentaient ce qu'ils faisaient, les internautes séduits par tel ou tel autre en faisaient la promo sur leur site, parmi leurs groupes d'amis, sur les forums qu'ils fréquentaient, par mail ou autre suivant l'imagination et les capacités de chacun. Puis, l'équipe Bnflowers a eu une idée géniale : créer le petit lecteur qu'on peut voir ici en haut à gauche qui permet à tout blogueur - si néophyte soit-il en informatique - de mettre sur son blog les musiciens Bnflowers qu'il aime et souhaite plébisciter.
Jusque là, tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf que...
Sauf que l'équipe Bnflowers à fait de son lecteur la seul façon de faire du buzz autour des musiciens de sa communauté, ce qui ferme déjà beaucoup d'options et de possibilités d'initiatives, qu'ils ont de plus instaurés un classement parmi les diffuseurs basé sur le nombre de sites dans lesquels ils intégraient le-dit lecteur, ce qui à mon sens plombe l'aspect "j'aime : je diffuse" au profit de "plus j'ai de site : plus je diffuse : mieux je suis classé : plus je suis connu". On perd le coté "bonheur de partager une découverte heureuse" au profit de la compétition et de la course au "toujours plus".
Dernier truc mais non des moindres qui m'a détourné de cette communauté : la disparition du forum au profit d'une foultitude de pages perso chacune propre à un musicien ou un diffuseur. Ben, ça a l'air bête dit comme ça, mais avec cette architecture, exit la sensation d'appartenir à une communauté, impossible de partager, de donner un retour, de se sentir entendu ou même seulement écouté.
C'est un peu triste, c'était une super initiative mais qui a tournée en eau de boudin en oubliant l'aspect communautaire pour faire primer la pensée individualiste.
Depuis le temps...
pfiouuu, ça fait un sacré bail que je ne suis pas venue écrire ici...
Depuis le dernier billet, je n'ai quasiment plus travaillé à aucun dessin ni sculpture et si j'ai continué à chanter, je n'ai presque plus composé ni écrit. Il faut dire que j'ai décidé de me consacrer à ma vie professionnelle, parce que bon, l'expression artistique, c'est bien beau, ça m'a permis de pas mal progresser dans la connaissance et l'estime que j'ai de moi, mais par certains cotés, c'était aussi beaucoup une échappatoire, un dérivatif pour ne pas me confronter directement à ce qui est important : ma vie!
J'ai donc mis mon travail aux Ateliers de l'Arc en suspend, continué mes petits boulots en cherchant vaguement un contrat de qualif, refait deux mois en usine agro-alimentaire jusqu'à ce que - coup de chance - l'AFPA de Quimper me téléphone un jour en me demandant si je serais disponible sous deux semaines pour intégrer la formation de menuisier d'agencement qui venait de commencer et dans laquelle il y avait eu un désistement. Pour une fois, j'ai jeté mon apathie et ma mollesse aux orties et ai saisi à bras le corps l'opportunité qui se présentait à moi.
Grand bien m'en pris!
Depuis le 11 juin, je fais 120km tous les jours, suis absente de chez moi 12h par jour mais j'ai acquis un rythme et ai appris énormément de choses quant à la menuiserie bien sur mais aussi sur les relations de travail et sur mon besoin de faire partie d'une équipe motivée voir enthousiaste pour utiliser pleinement mon potentiel. Je me rends compte aussi à quel point mon bien être au boulot se répercute sur mon humeur, ma façon de tenir ma maison et de me comporter avec ma petite famille. De même, je me suis rendue compte que je peux avoir plus confiance en mon propre jugement et qu'il serait parfois bon que j'aille au clash pour faire valoir mon point de vue plutôt que de laisser faire des conneries. J'ai pu constater aussi que je suis bien plus rapide que je ne le croyais et que donc je peux prendre le temps de bien faire sans pénaliser ni moi-même ni le reste de l'équipe.
Entretemps, j'ai aussi trouvé un moment pour retourner en région parisienne rendre visite à des amis et de la famille que je n'avais pas vu depuis de trop nombreuses années ainsi que passer sur les tombes que je n'avais que trop longtemps fui et restituer un cadeau empoisonné qui m'avait été fait il y a près de vingt ans et qui tout ce temps m'avais liée, alourdie, drainée sans que je m'en rende vraiment compte ou veuille le voir en face.
En résumé, j'ai mis à profit ces six derniers mois pour sortir de mon ornière, me remettre sur des rails et m'impliquer dans ma vie au lieu de me contenter de survivre à la périphérie.
Prochaine étape : apprendre ou réapprendre à reconnaitre et partager mes émotions, vaste chantier...
23 février 2007
Ca va me manquer
Une semaine en atelier de menuiserie.
Une semaine de la joie toute simple de faire de mes mains, de questionner les menuisiers sur les essences de bois, les outils, les machines, les méthodes de travail.
Une semaine à voir comment on trace et découpe un contre-profil, comment on mesure ou calcul une cote, comment on monte un meuble, comment on le ponce et le vernis, comment on enlève le bois vermoulu d'un volet pour le remplacer par une pièce de bois sain et comment tailler et poser cette pièce pour qu'elle soit invisible une fois le volet peint.
J'ai les mains toutes écorchées et des ampoules ici et là. Comme aurait dit ma grand-mère, "c'est le métier qui rentre". Et là, le métier est entré fermement dans mes tripes et n'est pas prêt de me lâcher. Le stage vient à peine de se finir que je sais déjà que ça va me manquer et qu'il est impératif pour moi de faire ce métier et pas un autre. J'ai deux possibilités : soit trouver un contrat de qualif d'ici avril (date de la prochaine session de formation) pour me former en alternance, soit attendre la session suivante pour faire une formation à temps plein en centre AFPA. Le patron chez qui j'ai fait mon stage me conseil la deuxième alternative, plus efficace à son avis pour acquérir les bases, mais, ce qu'il ne réalise pas, c'est que durant les 8 à 10 mois d'attente, il me faudra travailler et ce sera probablement en supermarché ou en usine, ce qui ne m'enchante guère. Alors, je vais couper la poire en deux : essayer de trouver un contrat de qualif d'ici avril et si ça ne marche pas, retourner à mes petits boulots en attendant de faire une formation à temps plein.
Dans tous les cas, c'est dit, je serais menuisier.
08 février 2007
hippocampe, suite.
Petit hippocampe se sentait bien seul à se balancer rêveusement sur sa
tige d'algue quand un poisson curieux vint à passer par là. Ce qu'ils
se dirent, je ne le sais pas.
02 février 2007
Hors champ, hors cadre.
Au fur et à mesure que j'avance dans le dessin de l'hippocampe, je constate que j'ai une relation ambigüe au cadre, à la limite.
Déjà, quand je ne sais pas comment finaliser un élément, je m'arrange souvent pour qu'il se finisse hors de la feuille, de façon à ne pas avoir à m'en occuper. Raccourcis bien pratique à première vue mais qui me laisse toujours une certaine frustration, un goût d'innachevé. Je reste dans le flou, l'indéterminé. A court terme, c'est bien confortable, mais à force, c'est très pénible.
D'une manière générale, j'ai besoin d'un cadre, d'une limite pour y situer mon dessin et par extension, pour me situer (c'est pour ça que j'avais paniqué face à un horizon sur une feuille vide : pas de point de référence, un espace potentiellement infini, je me sentais perdue, sans point d'appuie). Par contre, dès que j'ai une limite, j'ai tendance à la franchir (déborder hors de la feuille, arriver en retard...). C'est comme si pour occuper l'espace, j'avais besoin de progresser par fragments et que je ne sache pas m'en tenir à ce que je me suis fixé au départ.
31 janvier 2007
work in progress : hippocampe
Premier dessin de ma sculpture. Je ne me croyais pas capable d'en faire une représentation raisonnablement fidèle. Et puis, finalement, le résultat ne me semble pas mal.
En gardant plus le mouvement général que les traits à proprement parler, l'hippocampe apparait. Il est pourtant trop raide, les épines trop régulières. Tout reste à préciser.
Le corps et la tête sont à maturité, les épines ont trouvé la souplesse qui leur manquait. Pourtant des choses me chiffonnent encore. Je n'arrive pas à finaliser le queue, les épines de la "nuque" sont trop fortes, à tel point qu'elles "écrasent" la courbe. Le dessin est lourd et l'animal semble étique.
Puisque la queue et les épines de la tête fleurtaient avec les bords de la feuille, j'ai reporté le dessin sur une feuille A3 histoire de me ménager la place nécessaire. Les épines ont pris de la chair et du mouvement et leurs proportions respectent mieux les courbes du corps. Globalement, l'hippocampe ne devrait plus tellement changer, à moins que je ne modifie encore un peu la nageoire dorsale. Prochaine étape : le décor où se situe la scène.



