25 juillet 2009
considérations musicalement graphiques du soir
Le dessin émane toujours du premier trait jeté sur la feuille.
C'est lui qui conditionne tout ce qui va suivre. Les autres traits, bien sur, mais aussi les couleurs, car la même relation s'établit entre les couleurs qu'entre les courbes et c'est la première courbe qui définit les relations qu'elle pourra avoir avec les autres et avec la palette.
En un sens, tout le dessin est contenu en germe dans ce premier geste, cette première impression laissée sur le papier.
Toute la difficulté ensuite est de coller au plus près des possibilités engendrées par cette note fondamentale qu'est la première courbe. C'est elle qui va donner le timbre, la tonalité, l'ambiance générale. Sera-t-elle calme et douce, le dessin qui en résultera le sera. Sera-t-elle heurtée, syncopée, chaloupée que ce thème se déploiera, comme une fugue ou des variations à partir d'un motif de quelques notes.
Etrange et merveilleuse alchimie que cette conjonction de la liberté et de la nécessité.
18 juillet 2009
Pneuma
Une histoire de souffle vitale, de volonté incandescente et de matière dense, aquatique et héliotrope, voilà ce que les couleurs me content sur l'air de cette dernière trame.
21 mai 2009
une nouvelle grille
s'il est une chose que j'aime, c'est la quiétude que je trouve à jouer avec les courbes, les faire chanter ensemble.
17 mai 2009
un pas de plus vers la maturité?
En tous cas, c'est l'impression que ça m'a fait quand j'ai mis ce dessin à coté des deux précédents pour les montrer à un copain. Il me semble plus construit, plus assuré, plus posé en quelques sortes et pourtant, le marron-rouge et le bleu nuit m'ont donnés bien de la peine afin de trouver le bon équilibre, le juste rapport entre les teintes qui permette de passer avec naturel du chaud au froid et vice et versa.
10 mai 2009
Une même grille, d'autres couleurs
Comme annoncé dans mon dernier billet, j'ai fait un petit test pour me rendre compte de l'impact des couleurs sur la lecture d'une image. C'est effectivement la même grille qui a donné le Phoenix mais je l'ai retournée et ai commencé le camaïeux non à partir du centre mais en commençant au milieu du bord supérieur et comme prévu, le rendu n'a rien à voir.
Par contre, il faudra que je revois les cases que j'ai faites en blanc, ça ne me semble pas très heureux, sans doute un jaune très pale serait-il plus approprié.
08 février 2009
la couleur, enfin!
Depuis le temps que je ne travaillais qu'en noir et blanc, il était temps que je me mette à étudier la couleur. Voici donc un premier exercice, un jeu de gamme ou de camaïeux sur une grille aléatoire. Le prochain utilisera la même grille, mais en partant d'une autre case et avec pour première couleur, la dernière de celui-ci, c'est à dire le bleu en bas à gauche.
Je sens que ça va être bien long avant que j'acquière une aisance suffisante pour mettre l'hippocampe et d'autres en couleur.
27 octobre 2008
hippocampe, suite et fin.
Ayant enfin réussi à me stabiliser au niveau professionnel j'ai pu me remettre au dessin et à la sculpture.
L'hippocampe était resté bien patiemment dans mon carton à dessin pendant tout ce temps. Grand bien lui en a pris puisque peu après en être sorti il s'est retrouvé avec son copain le poisson au milieu d'un paysage bien plus vivant et animé.
Certes, il manque la couleur, mais bon, ça viendra... dans quelques mois...
09 août 2008
Poème
Depuis quelques années, ce texte était en germination dans un coin de ma tête, dans un creux de mon coeur. La musique était déjà prête, c'est elle qui m'a soufflé le sujet, les mots, même si ceux-ci ont eu bien du mal à se frayer un chemin. Et enfin, ça y est, pendant que j'étais tranquillement sur la route, ils se sont fait jour, un à un.
De temps à autres
Je pense à toi
A ton sourire
Et à ta voix
A tes doigts fins
De musicien
A tes détresses
A tes amours
A ta tendresse
A ton humour
A nos soirées
A échanger
Dans le silence
Et la douceur
Nos confidences
Rires et pleurs
A jamais liés
Par l'amitié
16 décembre 2007
Table ronde
Voici la table basse que j'ai réalisée au cours de ma formation de menuisier. Elle est en pin maritime et en médium (c'est du panneau de fibres de bois).
Le plan et les méthodes de travail ont été fournis par l'AFPA, par contre, le décor en incrustations de pin, d'acajou et de hêtre est entièrement de moi.
Ben oui, comme je trouvais ce plateau particulièrement fadasse, je me suis dit que je ne pouvais pas le laisser comme ça. J'ai donc fait quelques recherches graphiques autour du cercle et de l'octogone jusqu'à trouver cette spirale. Je l'ai ensuite reportée sur le plateau de la table.
Me restait à trouver les bois pour lui donner corps et couleur. J'ai donc cherché dans les chutes où j'ai trouvé le rose tendre du bois de cœur du pin maritime, le brun-rouge de l'acajou et le gris rosé du hêtre. A mesure des besoins, j'ai débité ces chutes en plaquettes de deux à trois millimètres d'épaisseur puis en baguettes de cinq à onze millimètres de large (suivant l'endroit où elle devait être placée) à la scie à ruban.
Plus d'une fois, le formateur a viré au gris en me voyant faire, de crainte que j'y perde un doigts mais tout s'est très bien passé.
Ensuite, il me fallait raboter ces baguettes et les couper à la bonne longueur et avec l'angle nécessaire pour qu'elles s'adaptent parfaitement entre elles.
La scie sterling s'est avérée impeccable pour cet usage.
Une fois toutes les pièces de l'incrustation réalisées, j'ai creusé le plateau au ciseau suivant mon tracé, encollé, mis les baguettes en place, serre-jointé tout ça pour la nuit et le lendemain matin j'ai pu passer la ponceuse à bande et la ponceuse-calibreuse de façon à égaliser la surface.
Une bonne couche d'huile de lin par là-dessus pour la protection et voilà.
Mine de rien, il y a probablement autant d'heures de travail dans l'incrustation seule que dans tout le reste de la table.
08 février 2007
hippocampe, suite.
Petit hippocampe se sentait bien seul à se balancer rêveusement sur sa
tige d'algue quand un poisson curieux vint à passer par là. Ce qu'ils
se dirent, je ne le sais pas.





