Carnet d'études

Comme son nom l'indique, Carnet d'études se veut le reflet de ma recherche créative tant en sculpture qu'en dessin. Il abritera surement aussi des poèmes, chansons, pensées du moment et bien sur, mes coup de cœur pour le travail d'autres artistes.

10 juin 2010

Rebis

VernisBeaucoup d'émotions autour de cette sculpture.
Et comme toujours dans ces cas là, toutes veulent se dire en même temps, les mots affluent, se télescopent et rien ne sort.

Par où commencer? La gestation, peut être.

Je ne sais plus quand j'ai débuté cette sculpture. Il y a de nombreux mois, plus d'un an. Dans un premier temps, elle était serpent, puis elle devint princesse. Du moins, c'est ce que je voulais bien en voir, parce qu'en fait je lui trouvais une forte connotation sexuelle mais "chuuuut!", ce n'est pas le genre de choses qui se montre.

Et pourtant... Pourtant, je l'ai continuée, achevée et même montrée. Sauf qu'à ce moment là, sa dimension sexuelle et organique ne pouvait plus être ignorée. Et évidement il y a eu des gloussements et des exclamations railleuses et grivoises. Je me suis sentie moquée et avilie. Jugée aussi. Mais peut être était-ce seulement mon propre jugement, ma difficulté à supporter qu'on me regarde comme une femme, comme quelqu'un qu'on peut désirer, tenter de séduire quitte à ne se soucier que des apparences (le physique, la conversation) et à négliger la sensibilité.

Longtemps, elle est restée sur un coin de ma table, un peu comme quelque chose dont je ne saurais que faire et ne voudrais me défaire. L'extérieur était poli, l'intérieur et la sphère laissés brute. Elle aurait pu porter un nom gynécologique, elle s'appelait juste "Intériorité".

Ses formes étant relativement simples, j'ai envisagé de la faire mouler mais elle a cassé lors d'un transport. Les morceaux sont restés en sommeil dans du papier-bulle.

Et puis, entêtée et pugnace comme je sais l'être, je suis revenue à mon envie de moulage, mais en m'en chargeant personnellement. Il a bien fallut effectuer les réparations qui s'imposaient et achever le polissage. Et puisque j'en était là, autant faire les photos et les mettre sur ce blog (elles sont dans les archives).

Pourtant, en regardant les clichés que j'avais pris, un nouvel aspect de cette pièce m'est apparu. Sa dimension masculine. Mêlée, confondue à sa féminité.

Rebis, l'androgyne.

 

Posté par Sylene à 00:10 - sculpture - Commentaires [0] - Permalien [#]

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